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d'un coup de pied au derrière de la Contemporaine.
   Aujourd'hui, beaucoup d'élégants dandys, membres de
Jockey-Clubs, qui portent cravache et n'ont point de che-
vaux, se servent de leurs cravaches sur les femmes qu'ils
aiment. La Gazette des Tribunaux nous révélait, il y a
quelque temps, une de ces scènes de la vie intime du dan-
dy. Et les hommes ont tout à gagner à cela, car c'est en-
core une observation physiologique de toute vérité que les
femmes sont ordinairement folles de ceux qui les battent.
   L'amante de Mopsus n'était jamais plus tendre, que
lorsqu'elle avait été un peu battue, comme cela se prati-
que ordinairement, dit le poète latin, ut plerumque
fit. »
  Frétillon, la Frétillon de Béranger vend sa jupe pour
un homme qui la bat.
               Pour un homme qui la battait,
                 Frétillon, ma Frétillon,
                      Cette fille,
                       Si gentille,
                       Qui frétille,
                      Qui sautille,
                      Frétillon
               A vendu sou cotillon.

   Voyez Martine, dans Le Médecin malgré lui :
   — Doux objet de mes vœux, je vous frotterai les oreil-
les, dit Sganarelle.
   Et ce qu'il dit, il le fait. Arrive M. Robert qui ne con-
naît rien à l'amour et se scandalise : — Quelle infamie !
s'écrie le bonhomme. Peste soit le coquin de battre ainsi
sa femme!
   — Et je veux qu'il me batte, moi, répond Martine.
   Mot sublime, qui rappelle cette pensée d'un philosophe: