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« rendu le sépulcre propre et particulier à certaine famille,
« parce que l'onétait trèsaccoutumé dans ce pays-là aux figures
« symboliques. Mais dans les Gaules soumises aux Romains,
« et où l'on était moins instruit parce que le pays était peu-
« plé de plus de Gaulois anciens que de Romains, il fut besoin
« de joindre les paroles à la représentation et de marquer
« que l'instrument désignait que la consécration du sépulcre
« avait été faite et que c'était par son moyen qu'on l'avait
« opérée. Yoilà pourquoi on trouve tant de fois en ces pays là ,
« non seulement une figure d'ascia sur les tombeaux, mais
« encore la formule qui y est relative
« . . . . S'il y a des provinces gauloises où des sépulcres ne
« présentent aucuns vestiges de rit romain-gaulois, c'est que
« ces provinces ont été peuplées plus lard que les autres de
« Romains naturels; les anciens Gaulois y étant restés en plus
« grand nombre plus longtemps qu'ailleurs, les usages r o -
« mains y ont été reçus plus tard, et lorsque les Romains se
« sont trouvés égaux en nombre aux indigènes ou qu'ils se
« sont trouvés les surpasser, les rilsdu paganisme commen-
« çaient à décliner; c'est pour cette raison que la figure et la
« formule sub ascia ne se voient point sur les tombeaux que
« l'on découvre dans les provinces de Tours, de Rouen, de
« Reims, etc. »
Quel que soit le jugement que l'on porte sur ce dernier
essai d'explication que nous devons à l'abbé Lebeuf, au moins
on ne méconnaîtra pas qu'il a le premier déterminé les di-
verses données du problème archéologique; et, si cette n o -
tice servait à les rappeler de nouveau, elle ne serait pas tout
à fait inutile.
CHELLE.