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d'une nature fort différente. La voici, telle qu'on peut la voir au
Musée Saint-Pierre (1).
D. M.
AEMILI . YENVSTI . MIL
LEG. XXX. V. P. F. 1NTERFE
CTI. AEMILI. CAIVS. ET
YENYSTA. FIL. ET. AEMI
LIA . APHRODISIA . LI
BERTA . MATER. EOR
_VM. IN F E L I C I S S I M .
PONENDYM . CVRAYE.. ..
ET SIBI. VIVI. FECER. ET. SVB
ASCIA. DEDICAYER. ADI
TVS. LIBER. EXCEPTVS. EST
LIBRARIVS. EIVSD. LEG.
JEmiliusVenustus, qui servait dans laXXXe légion, et qui fut tué eu
combattant, ainsi que semble l'indiquer le mot INTERFECTI, peut-
être à l'époque de la guerre entre Sévère et Albin (2), était employé
(2) Sous le n° XLIY.
(1) Outre que notre inscription peut se donner tort vraisemblablement Ã
la fin du I e r siècle, cette conjecture parait confirmée par quelques particula-
rités qu'il est bon d'observer. Elles sont relatives à la XXXe légion, appelée
ici Yictrix, Via, Videlis, et souvent mentionnée ailleurs sur les marbres et les
médailles, depuis le triumvir Marc-Antoine jusqu'à Carausius, avec les surnoms
et qualifications d'VLPIA; VLP/a. Viclrix; VLPIA. PIA. Videlis; VLP;'a XlCttrix.
Via. Fidelis. Son séjourà Lugdunum me paraît asse2 indiqué par les épitaphes
de ses soldats dont plusieurs ont été découvertes dans notre ville, notamment
deux que l'on voit au Musée, sous les nn. XIX et XXY1II. Nous savons aussi
qu'elle fut une de celles à qui Sepliuie Sévère voulut consacrer des médailles:
le revers d'un denier à l'effigie de ce prince a pour type, comme plusieurs
autres, l'aigle légionnaire entre deux enseignes, mais avec la légende LEG.