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            HISTOIRE DE 9AUNT-TÃUVIER-EN-DOMBES,      .   473

mage que Guichard, sire de Beaujeu, rendit à l'archevêque
de Lyon ; le mercredi après l'octave de la Madeleine, il fut
avec Guillaume de Francheleins, chevalier, caution d'un
arrangement fait entre le sire de Beaujeu et ses trois frères.
   Guillaume de Bullieu, damoiseau, et Marguerite, fille
d'Hugonin de Baneins, chevalier, reconnurent, en-1304,
tenir à foi et hommage de Guy, ; seigneur de Saint-Trivier
et des siens, à perpétuité, leur maison forte appelée de
Baneins, située so,us -le château de Vinzelles, avec tous
ses droits et dépendances, la justice haute, moyenne et
basse, les cens, servis et usages qui en dépendaient dans
les paroisses de Vinzelles et Loche, depuis la rivière de
Grône, et même les rentes qu'ils avaient dans les paroisses
de Chintré, la Chapelle, etc., excepté la dîme de Vinzelles,
de Maisié et les autres dîmes. M. de Saint-Trivier leur
donna 100 livres pour la vente qu'ils lui firent de ce fief,
dont ils passèrent quittance, et ils en firent en même temps
foi et hommage à ce seigneur de Saint-Trivier. Cet acte
est du vendredi avant les Rameaux.
   Au mois d'août 1304, Louis de Villars, archevêque de
Lyon, donna à Guy, seigneur de Saint-Trivier, la partie
du fief de Girieu que possédait Philippe-le-Déchaux.
   Jean de Saint-Trivier, premier du nom, fils de Guy I I ,
Confirma les privilèges accordés par ses prédécesseurs aux
habitants de Saint-Trivier. Le sire de Beaujeu fit un traité
et des conventions avec le seigneur de Saint-Trivier, par
 lesquels il fut apparemment réglé que Jean de Francheleins
ferait hommage au seigneur de Saint-Trivier ; car le ven-
dredi après la Revelace de Saint-Trivier, 1315, le ^ire de
Beaujeu donna des lettres par lesquelles il déclara que
ces conventions ne seraient d'aucun effet s'il n'obligeait
Jean de Francheleins à se reconnaître vassal de Saint-
Trivier dans les fêtes des chalendes prochaines. Le sire
de Beaujeu dut obliger Jean de Francheleins à reconnaître
 ce fief, car le seigneur de Saint-Trivier en avait fait un
 arrière-fief de l'archevêque de Lyon, au moins dès 1317.