page suivante »
w« - .;•:• ' • ( ' 4 VALENCE A MADAME CÉCILE V . I. Si vous étiez touriste, et que, du Vivarais, Vous eussiez exploré les vais et Ls montagnes; Si vous aviez atteint les bords riches et frais De ce fleuve d'azur, honneur de nos campagnes, Je vous dirais : — « Avant de traverser le pont «Qui mène en Dauphiné, — belle et chère province ! — « Regardez » Un coteau se couronne le front De maisons, de clochers, de temples, comme un prince. Et maintenant montez, touriste curieux ; Du pla'eau, qui surgit, admirez l'entourage ; Embrassez, du regard, ce décor gracieux, Que respecte le temps, en son rude passage. Ici, le Champ-de-Mars, qu'un évêque a planté : Frais velours de gazon, beaux arbres, doux ombrages ; Splendide promenoir orgueil de la cité, Où la Mode, en son char, trace un brillant sillage. Plus bas, les maraîchers, puis, « dans les prés fleuris, «Qu'a: rose, » non « la Seine, » oh! point! mais notre Rhône, S'ébatlent les agneaux, près des mères brebis; Et le fleuve royal, majestueux, y trône. Sur l'autre bord, les monts du Celte vivarais; De Crussol, la ruine, et ses cornes magiques ; H