Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
 w«   -   .;•:•   '   •      (                  '   4




                                 VALENCE

                          A MADAME CÉCILE V .


                                   I.

   Si vous étiez touriste, et que, du Vivarais,
Vous eussiez exploré les vais et Ls montagnes;
Si vous aviez atteint les bords riches et frais
De ce fleuve d'azur, honneur de nos campagnes,
Je vous dirais : — « Avant de traverser le pont
«Qui mène en Dauphiné, — belle et chère province ! —
« Regardez » Un coteau se couronne le front
De maisons, de clochers, de temples, comme un prince.

  Et maintenant montez, touriste curieux ;
Du pla'eau, qui surgit, admirez l'entourage ;
Embrassez, du regard, ce décor gracieux,
Que respecte le temps, en son rude passage.

  Ici, le Champ-de-Mars, qu'un évêque a planté :
Frais velours de gazon, beaux arbres, doux ombrages ;
Splendide promenoir orgueil de la cité,
Où la Mode, en son char, trace un brillant sillage.

   Plus bas, les maraîchers, puis, « dans les prés fleuris,
«Qu'a: rose, » non « la Seine, » oh! point! mais notre Rhône,
S'ébatlent les agneaux, près des mères brebis;
Et le fleuve royal, majestueux, y trône.

  Sur l'autre bord, les monts du Celte vivarais;
De Crussol, la ruine, et ses cornes magiques ;
                                                        H