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182           HISTOIRE DES JOURNAUX DE LYON.
                 Mes amis, jadis le monde
                 Fut précipité dans l'onde ;
                 Dieu voulut en voir la fin ;
                 Mais Noé sauva la vigne ,
                 C'est vous prouver qu'il fut digne
                 De survivre au genre humain.

                 Et tic, et toc , et tic , et tic -,
                   Et toc , et tic, et toc ,
                 Trinquons , trinquons tous en bloc,
                 Vidons jusqu'au dernier broc.
                      P. TBIERS ( Journal de Lyon du 28 mai 1S12 ).

   Ainsi, non seulement cela était admis dans un journal, mais
cela se signait en toutes lettres, l'auteur recevait des félicita-
tions de ses amis et nous pensons que la société élégante et
raffinée s'empressait de chanter :
                  Et tic, et toc, et tic, et tic,
                    Et toc, et tic, et toc ,
               Trinquons, trinquons tous en bloc ,
               Vidons jusqu'au dernier broc.

  Pendant ce temps-là, Napoléon partait pour la Russie.
  Nous aimons cependant mieux encore cette pantagruélique
versification que cette bravade que nous trouvons à quelques nu-
méros de^là:
                 Peste soit de l'as révoltant
                 De ces moines atrabilaires
                 Qui vont sans cesse répétant :
                 Il faut mourir , mes frères.
                 D'un docteur plus sage qu'eux tous
                 Nous avons la morale à suivre ,
                 Et nous prenons pour refrain, nous :
                    Mes frères , il faut vivre.


                 Malgré l'amour , malgré le vin ,
                 Malgré les talents, les prières ,
                 Même malgré le médecin ,
                 Il faut mourir , mes frères.