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LOUIS-PHILIPPE D'ORLÉANS,

                   ÉTUDES BIOGRAPHIQUES.



                                 Ne qua suspicio grattse , ne qua simultatis.

                                                            (Cic).




                         PREMIÈRE PARTIE.


  TACITE    a peint d'un trait fort piquant l'empereur Galba,
lorsqu'il a dit de lui « qu'il parut supérieur à la condition
privée tant qu'il y resta, et qu'on l'eût universellement jugé
digne de l'empire, s'il n'avait régné (1). »
   Celte sentence, qui semble le signalement naturel des
monarques déchus, ne saurait, à mon avis, s'appliquer sans
restriction à Louis-Philippe d'Orléans, dernier roi des Fran-
çais. Plus sa chute est récente, plus elle a été soudaine et
profonde, plus l'historien, toujours calme et impartial, doit
se défendre à son égard des entraînements de l'intérêt per-
sonnel ou des préoccupations de l'esprit de parti. Ce n'est
qu'à de telles conditions que l'Histoire peut être utile, et réa-
liser sa noble mission qui, selon l'admirable peintre de Ger-
manicus et de Tibère, consiste à glorifler les belles actions et

  (i) Histor. , 1, 49-