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LETTRES SUR LA SARDAÃGNE.'
IVe LETTRE.
A MONSIEUR C...
Vraiment, il me faut une grande dose de courage pour
oser adresser à votre austère seigneurie l'épîlre verbeuse
d'un voyageur, Ã vous le philosophe intraitable, le savant
dédaigneux , l'ennemi de toutes frivolités littéraires inventées
par la mode , ce tyran cruel, aujourd'hui surtout qu'il nous
impose les sermons et la tragédie. Mais, rassurez-vous, je
suis prêt à crier avec vous : « Au diable ces touristes et ces
voyageurs qui ne se mettent en route qu'avec un parti pris
d'accidents et d'émotions ! qui nous délivrera de ces anecdotes
éternelles transcrites sous la dictée des guides et des filles
d'auberge ? de ces relations de voyage, qui ne vous appren-
nent rien des habitudes ou des sites des pays parcourus :
mauvais croquis sans dessin ni couleur? » Et puis je serai
(i) "Voir la dernière livraison (décembre 184.7).