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48 DE LA DOULEUR DANS LE TEMPS.
ces attributs aussitôt qu'il voit la nécessité de laisser agir la
douleur. Un peuple chez lequel on voit les femmes prendre
l'esprit de l'homme, c'est-à -dire mettre leur vanité avant
leur cœur et passer d'abord par l'amour d'elle-même, est
un peuple que Dieu punit ou commence à abandonner. La
coquetterie annonce le grand malaise d'une nation. Quand
vos femmes ne sont plus pour vous, craignez qu'il n'en soit
ainsi de Dieu...
Mais aussitôt que chez un peuple le travail et la vertu ac-
complissent leur forte et sublime loi, la femme reprend ses
attributs. Que l'homme sache juger de l'état du Ciel dans ses
regards! Dieu l'a relevée pour nous d'une partie du travail.
Chez l'homme grossier, et chez le barbare, elle le reprend;
comme elle en devient de plus en plus exemple dans les civi-
lisations qui s'élèvent.
La femme tient beaucoup de la mission angélique. Elle
aura moins combattu que nous. D'abord elle n'est pas d'une
essence ontologique loul-à -fait semblable à la nôtre. Son
bien n'est plus le mérite acquis , sa perfection est d'un autre
ordre. Elle a moins de volonté que de cœur, son corps lui-
même a moins besoin de travail ; et comme à l'ange on lui
demande, pour rester parfaite, de conserver sa pureté.
Aussi, préfère-1—elle aimer el être aimée à la manière de
l'ange. Elle sent moins que l'homme le besoin de la liberté.
C'est pourquoi, les femmes qui s'éloignent de l'innocence
rentrent dans la destinée de l'homme, la responsabilité et le
travail augmentent aussitôt pour elles (1); absolument comme
(i) Il ne faut jamais accuser les femmes de ce qu'elles sont. Par l'étendue
de leur cœur, elles sont si modifiables, qu'on les trouve constamment telles
que l'éducation, les idées et le monde dans lequel ou les a tenues les ont fai-
tes. Les exemples ont surtout leur empire sur le cœur.
Ceux qui profitent de ce que ses doux esprits sont sur la terre pour lei
conduire avec eux dans le mal, se rendent cause d'un grand malheur.