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Du noble château de Bourbon.
Ah ! que ces tours lui furent chères,
Elles qu'on vendait aux enchères.
Et qu'il paya de ses deniers :
Comme il aimait leur front superbe
Et leurs flancs enveloppés d'herbe,
Et la poudre de leurs charniers !
Dormez, dormez en paix sous la funèbre pierre,
Dormez, pieux enfant de Bourbon-l'Archambault;
Parmi nous, l'avenir berça votre paupière :
Votre rôle fut court ; mais il fut noble et beau.
Mais c'est trop peu qu'Ã sa patrie
Il ait conservé le berceau
D'une race longtemps chérie
Qui de l'honneur garda le sceau ;
Car un jour, il dit à la terre
Qui lui fut douce et salutaire :
— «De tes vieilles gloires renais! »
Et voilà qu'au pays il livre
Ce magnifique et vaste livre
Qu'on nomme l'Ancien Bourbonnais.
Dormez, dormez en paix sous la funèbre pierre,
Dormez, pieux enfant de Bourbon-l'Archambault;
Parmi nous, l'avenir berça votre paupière :
Votre rôle fut court ; mais il fut noble et beau.
Et puis, Ã la France-Province
Dont Paris enchaîne la main,
Qu'il foule, qu'il méprise, évince,