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« Ce manuscrit, dit-il, vient de la Bibliothèque des Grands-
Augustins; il est écrit sur deux colonnes, dont la seconde
offre plusieurs remarques critiques sur le texte de l'ouvrage,
qui est sur la première.
« Celui-ci, attribué, par l'auteur des notes, au jésuite Colo-
nia^ renferme :
1° Copie du Mandement de Camille de Neufville, archevêque
de Lyon, pour le jubilé du 24 juin 1666.
« De temps i m m é m o r i a l , il y eut jubilé dans l'église de
Saint-Jean , lorsque le jour de la Fête-Dieu était le même que
celui de la nativité du saint ; ce qui arriva en 1 4 5 1 , sous le
cardinal de Bourbon, et en 1666, sous l'archevêque Camille
de Neufville. A celte dernière é p o q u e , le P. de la Chaise, j é -
s u i t e , qui devint confesseur de Louis XIV, et qui était alors
professeur de théologie au grand collège de Lyon , publia un
opuscule de 39 pages sur la manière de célébrer le jubilé. Il
eut encore lieu en 1734, et reviendra en 1886 , puis en 1943.
2° Dissertation sur le jubilé de 1734.
« Elle est divisée en trois parties ; dans la première , l'au-
teur rapporte l'origine et l'antiquité du jubilé de Lyon. Ce fut
le pape Urbain IV q u i , en 1264, ordonna que la Fêle-Dieu
serait solennisée dans toute l'Eglise ; e t , pour sa célébration,
saint Thomas d'Aquin composa ces trois h y m n e s : Pange,
lingua ; Lauda, Sion ; Sacris solenniis. Dans la seconde p a r -
tie, on répond aux questions qui peuvent s'élever sur le ju-
bilé. Dans la t r o i s i è m e , on annonce ce qu'il faut faire pour le
gagner.
« Les divers jubilés de l'Eglise de Lyon ont été fixés dans le
souvenir par des médailles. La première , devenue très-rare,
offre saint Jean portant son agneau, avec ces mois : Ecce
Agnus ùei, et celte légende : Le grand jubilé fut à Saint-
Jehan de Lyon, 1546.
« La seconde médaille , plus connue , est beaucoup mieux
frappée. On y voit le Saint-Sacrement sur le r e v e r s , saint
Jean sur la face, avec la date de 1666.