page suivante »
94 plus reculée jusqu'à nos jours; dans la seconde, consacrée à la question envisagée sous le rapport de l'économie politique, se trouvent réunies des considérations sur l'accroissement du nombre des expositions, sur les hospices, sur les tours, sur la mesure, nouvellement appliquée, du déplacement des en- fants d'un département à un autre, sur la nécessité admise par les auteurs de recevoir désormais les enfants, à bureau- ouvert^ sur l'organisation des hospices, enfin sur l'édu- cation du second âge et l'emploi le plus convenable que la société peut faire des enfants abandonnés à sa charge. La troisième partie, toute statistique, offre 93 tableaux, dont 7 concernant l'hôpital de la Charité de Lyon et 8G offrant l'histoire, pour chaque département, en particulier, de tous les faits relatifs aux enfants-trouvés. Nous ne nous occuperons ici ni de la première ni de la troisième partie du livre. Ce n'est qu'en méditant le livre même que l'on pourra apprécier tout ce qu'il a fallu de pa- tientes études et de laborieuses recherches pour arriver à tra- cer une histoire aussi complète et à donner une telle niasse de chiffres, tous parlants, si l'on peut ainsi dire. La seconde partie, celle où sont consignées les idées particulières des auteurs, nous fournira seule quelques réflexions. Suivant MM. Terme et Monfalcon, il est deux moyens d'ar- river à diminuer, d'une manière notable, le nombre des en- fants-trouvés : 1° < supprimer les tours et au mystère des t réceptions substituer les admissions à bureau-ouvert; 2° ré- veiller dans le cœur des mères l'amour pour leurs enfants, en leur donnant connaissance du lieu où ces nouveau-nés seront élevés et en leur permettant de communiquer avec .eux. » Sans doute les recherches auxquelles se sont livrés les au- teurs donnent à leurs paroles un poids et une valeur que ne sauraient avoir les nôtres. Leur opinion s'étaie de faits aux- quels nous ne pourrions opposer une masse de faits équiva- lente. Mais si les faits nous manquent, si nous n'avons pas la