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CHRONIQUE LOCALE.
M. Eichofï a ouvert, le 22 décembre, son cours de littérature étrangère,
devant un nombreux auditoire attiré par la réputation du nouveau professeur.
M. Eichoff, après avoir rappelé les souvenirs et les regrets qu'a laissés parmi
nous l'éclatante parole de M. Edgard Quinet, son prédécesseur, a indiqué
l'objet du cours de celte année. Il a tracé à grands traits une esquisse gé-
nérale delà littérature anglaise, et de ses principales périodes; il a annoncé
qu'il rattacherait l'histoire littéraire de la Grande-Bretagne à Shakspeare,
Milton et Byron, les trois plus hautes sommités de la poésie anglaise.
Cette première leçon a été accueillie par d'unanimes applaudissements.
— Ons'occupe activement de la réalisation du projet de réunir en un seul
les différents cercles de notre ville. Déjà un grand nombre de signatures
ont été recueillies, et dés que les souscriptions auront atteint le chiffre de
1000, des spéculateurs sont tout prêts & entreprendre, sur des dessins
donnés, toutes les constructions nécessaires. Elles seraient élevées sur l'em-
placement de la Boucherie des Terreaux, si la ville prend le parti de mettre
ces terrains en vente, ou dans l'aile actuelle du bâtiment de la Boucherie,
dans le cas où l'on ne se déciderait pas à l'abattre.
Nous avons témoigné assez souvent nos sympathies pour un projet destiné
à satisfaire les besoins-artistiques et intellectuels de notre jeune génération,
pour que l'on ne mette pas en doute nos vœux pour son exécution. Mais
nous pensons que, dans l'intérêt de l'œuvre projetée, il ne faudrait pas que
son existence fût à la merci des entrepreneurs. L'institution devrait, selon
nous, être propriétaire et non pas seulement locataire du vaisseau qu'elle
occupera, si toutefois la ville, ce que nous ne pouvons croire encore, reste
étrangère à cette fondation ! car autrement à chaque renouvellement de
bail l'existence des cercles se trouverait compromise. Nous aimons donc Ã
penser que la cité ne laissera pas à des fortunes privées une exploitation
qui dans ses mains peut devenir favorable à ses intérêts matériels autant que
féconde eu résultats moreaux et intellectuels.
—M. Rose Martin, notre compatriote, qui a donné lecture au Congrès scienti-
fique d'une notice sur les Sebus-Arabes de la Saône, s'occupe activement Ã
compléter ses recherches. De nouvelles découvertes lui ont donné l'espérance
de réfuter victorieusement l'opinion du savant M. Reinaud sur les tribus
sarrazines; l'origine des Chizerots et des Bumns sera, nous l'espérons, défini-
tivement éclaircie. C'est par la connaissance exacte de leurs mœurs antiques,
et la comparaison des idiomes que M. Rose Martin pourra parvenir à la
solution du problême. Il a recueilli sur les lieux des documents fort précieux