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                             47"?
les sorciers (Hufeland). On ne peut douter que les saine»
doctrines médicales aient été étrangères, à l'abolition de la
torture, en France. Depuis longtemps d'illustres représentants
de la médecine protestaient, au nom de la raison et de la vé-
rité, contre cet horrible supplice. Fernel, un des plus hauts
génies de notre nation, que malheureusement on ne lit pas
assez, avait stigmatisé, au nom de la science, cette absurde
coutume, et le médecin économiste Quesnay exerça, comme
on le sait, un grand empire sur la détermination d'un excel-
lent prince. Les sciences médicales se sont toujours associées
à ce qui est grand et généreux ; et l'avenir leur devra, sans
aucun doute, s'il sait les interroger, de belles et d'utiles
améliorations.
   De nos jours ne peut-on pas reconnaître, dans certaines de
nos tendances philanthropiques, dans nos efforts pour amélio-
rer la situation physique et morale des indigents, le mouvement
qu'ont imprimé aux esprits les progrés des doctrines physio-
logiques issues au commencement de ce siècle ? Je veux par-
ler du livre de Cabanis. L'ouvrage Des Rapports du Physique
et du Moral renfermait beaucoup de mal, mais il a, d'un
autre coté, enfanté beaucoup de bien. Le mal a cessé
d'exercer ses ravages, le bien n'a point encore porté tous ses
fruits. Dans cet ouvrage où il traite de l'âge, du sexe, des
tempéraments, du climat, des exercices et du repos, en un
mot de toutes les modifications accidentelles de notre physi-
que, qui nous rendent plus ou moins sensibles, irritables,
qui changent nos goûts, nos passions, développent ou dépri-
ment plus ou moins les différentes parties de notre système
nerveux, nous donnent une intensité de vie plus ou moins
considérable, se trouvent des idées bien fécondes pour étudier
d'une manière complète la nature humaine. Ce livre a dé-
montré la nécessité de placer l'homme en regard de tous les
modificateurs externes, pour apprécier convenablement non