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4Sfi n'ait pas pris à Sainl-Etienne le développement dont elle était susceptible. L'établissement qui fut créé au bas des Roches, sur la rive de Furens, fut plus tard abandonné. On assure que l'abbé Sauzéas avait déjà inventé un métier pour le même objet. M. Jourjon exécuta plusieurs projets que ses prédécesseurs avaient conçus et préparés : l'organisation de la voirie et des gardes pompiers, la continuation des travaux pour les ac- queducs et fontaines, la réparation des routes, les plantations de la place Marengo, l'organisation définitive du collège dans l'ancien couvent des Minimes, la couverture de quelques points du Furens, enfin la construction d'une salle de spec- tacle élevée par les soins de M. Reocreux (1). Le journal de l'époque raconte que les acteurs débutèrent par une co- médie, un opéra et un ballet. Malheureusement l'orchestre n'était composé que d'un seul violon gagiste ; les amateurs de la ville, assez nombreux, vinrent seconder de leurs talents les efforts des artistes. Le directeur fit si bien ses affaires qu'en peu de temps il acquit une fortune considérable. A cette époque, était préfet à Monlbrison, M. Ducolombier, qui fit imprimer un annuaire du département de la Loire, où l'on trouve les premiers renseignements statistiques sur le commerce et l'industrie de Saint-Etienne. Le 15 juin 1810, M. Antoine Neyron fut appelé à remplir les fonctions de maire. En 1811, eut lieu l'établissement du Il est à remarquer que du commencement de l'institution des brevets d'in vention jusqu'en 1829, il n'en a pas été délivré à Saint Etienne plus de 30, tandis que dans les 10 dernières années on en a compté plus du double. Voyez la statistique industrielle de M. A. Peyret, page 190 , et le Bulletin In- dustriel, tomes 8, 9,11 et 17. (1) La première salle de spectacle élevée à Saint-Etienne fut une bar- raque en planche, construite eu 1765, sur la place Chavanelle. Deux années après un théâtre fut établi par M. Blanc, rue Neuve, où des représentations eurent lieu jusqu'en 1789. En 1796, une troupe ambulante donna des re- présentations dans un emplacement que possédait M. Molle, rue de Roanne,