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Thomas Howard, comte d'Arundel 1608-
Henry, prince de Galles . 1612
Villiers, duc de Buckingham 1618
Charles, prince de Galles 1620
Wentworth, comte de Straffort 1635
Charles I« 1640
Jacques II 1688
Le cheval d'Henry VII est bardé de fer et cuirassé comme son
maître.
L'armure d'Edward VI est d'un ton brunâtre, richement rele-
vée en bosse et dorée.
Le bras droit de Dévereux porte un sabre maltais, d'un travail
précieux; son armure, richement gravée et dorée, servit au cham-
pion d'Angleterre, au couronnement de George II.
L'armure d'Henry, prince de Galles, fils de Jacques 1er, est dorée
et ornée de reliefs représentant des sièges des batailles, etc., etc.
Une masse d'acier est pendue à la selle, et un sabre de Tolède
s'appuie sur l'étrier gauche.
George Villiers est armé d'un pistolet à roue, tout incrusté d'ivoire
et de nacre.
L'armure de Charle, prince de Galles, est celle d'un enfant de
douze ans ; elle est curieusement gravée et dorée.
L'armure de Charle I " avait été donnée à ce malheureux roi par
la ville de Londres, alors qu'il n'était que prince de Galles. (1)
Ces détails suffiront sans doute pour faire juger que cet arsenal
offrirait une instruction réelle, si l'on pouvait y entrer sans payer
et si les Cicérones, aux costumes d'hérault d'armes, n'entraînaient
pas les visiteurs au pas de course en entremêlant leurs explications
de contes ridicules.
Nous avons parlé ailleurs du passage souterrain et des affreux ca-
chots de la Tour de Londres; privés d'air et de lumières, infestés de
reptiles, souvent remplis d'eau, c'est dans les deux plus horribles, le
PU et le litle-ease, à vingt pieds au-dessous du sol, que périrent des
milliers de victimes, par la faim ou par d'autres moyens plus expé-
ditifs.
Voici un rapide aperçu des principaux événements arrivés dans
l'enceinte de la tour, proprement dit : En 1234, Griffith, prince de
Galles, entachant de s'évader de la Tour Blanche, avec ses draps
noués ensembles, tomba d'une grande hauteur et périt horriblement
mutilé. Sous Henry III, trois rois furent prisonniers à la tour ;
Jean, roi de France, son fils Philippe et David, roi d'Ecosse. Sous
Richard II, pendant la révolte de Wat-Tyler, les insurgés s'em-
parèrent de la tour, quoiqu'elle fut gardée par douze cents vaillants
combattants ; ils pénétrèrent dans la tour, et traînèrent Simon Sud-
(1) Il ne serait pas sans intérêt pour l'histoire de l'art militaire chez nos
ancêtres de comparer ce musée d'artillerie avec celui que la France possède.