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8 LE COMTE DE CHARPIN-FEUGEROLLES A cet égard, leur biographie se confond donc en quelque sorte, et l'on pourrait peut-être l'écrire simultanément. Mais réservant, pour un autre moment, celle du savant archiviste, je veux me borner aujourd'hui à retracer la vie et à faire une étude rapide des travaux de l'ancien président de l'Aca- démie, M. le comte de Charpin-Feugerolles. M. André-Hippolyte-Suzanne comte de Charpin-Feuge- rolles naquit à Lyon,'le 11 septembre 1816. IL était fils de André-Camille de Charpin, et de Pauline-Adélaïde de Perthuis. Son père, officier de cavalerie et chef d'escadron, avait combattu vaillamment à Austerlitz. Mais "ce souvenir de gloire militaire n'était pas le seul, dont il pût s'honorer. La famille de Charpin était noble et ancienne. Au nombre des documents précieux, conservés dans les archives du château de Feugerolles, se trouve un modeste parchemin, qui renferme une reconnaissance de dette, souscrite au camp devant Acre, au mois de juillet 1191 (1), et par laquelle Hugues de Talaru, chevalier, déclare cautionner un emprunt de 400 livres, contracté de deux banquiers génois, par ses deux écuyers, Guichard Charpin et Guillaume de Chameyré. L'histoire d'une famille ne peut commencer plus hono- rablement. Pourtant, il nous faut franchir un demi-siècle pour retrouver le lieu d'origine et la généalogie suivie des Charpin. Mais, à compter l'année 1260, cette généalogie se (1) Actum in castris, juxta Accon, atino DominiM0 C°-XCI, mense julii. V. Roger. La noblesse de France aux croisades, p. 135, et le travail que nous avons publié sous ce titre : Les familles chevaleresques du Lyonnais, Forez et Beaujolais aux Croisades. Lyon, Brun, libraire, 1875, in-8", p, 47 et 112.