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HISTOIRE. 519
qui avait 1,000 habitants et 360 francs de revenu. On
proposa de les réunir. Les deux conseils municipaux
accédèrent à cette proposition, qui* fut sanctionnée par
un décret du 30 janvier 1809. Limans demandait que
la réunion eût lieu en. sa faveur, offrant de céder comme
compensation à Villefranche une partie de son territoire
propre qui touchait à cette ville, dont il redoutait avec
raison le voisinage. En effet, Villefranche n'ayant point
de territoire rural sollicite depuis longtemps son agran-
dissement au détriment des communes voisines. A l'ap-
pui de sa demande, Limans rappelait une délibération
de son conseil municipal du 16 juin 1791, où la réunion
de Gleizé, qui dépendait déjà , pour le culte, de la pa-
roisse de Limans, avait été décidée. Mais les choses
étaient changées depuis. L'église de Gleizé était en ruine,
à la vérité, mais celle de Chervinges pouvait servir aux
deux communes. De plus, le sous-préfet de Villefranche
fit remarquer, dans son rapport, que les communica-
tions entre Limans et Chervinges et Gleizé étant fort
difficiles, on ne pouvait accueillir la proposition de la
première-de ces communes, qui d'ailleurs comptait 477
habitants.
La Chassagne et Saint-Cyprien. Depuis longtemps le
sous-préfet de Villefranche demandait la réunion des
trois communes suivantes, dont la population et les re-
venus étaient très-faibles:
La Chassagne, 149 habitants, 69 fr. de revenus.
Saint-Cyprien, 244 id. 93 id.
Marcy, 310 id. 128 id.
Les deux premières étaient déjà réunies par le fait
depuis 1791, elles demandaient la sanction législative