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496                 LE PÈBE DE LA CHAIZE.
Harlay fût seul arbitre du différend. Après quelques pourparlers,
le premier président fut assez heureux pour mettre d'accord les
parties.
   Voici en quels termes le P. de La Chaize parlait de ces deux
affaires à son supérieur :

             Au général de la Compagnie de Jésus.
                                 * Paris, le 3 janvier 1696.
       Mon très-révérend Père,
   J'ai parlé au roi des lettres testimoniales que certains évêques
exigent de nos Pères ; Sa Majesté a laissé sur ce point percer son
mécontentement, et j'espère que ces exigences resteront sans
effet. J'ai d'autant plus de confiance, qu'ayant consulté sur cette
question un assez grand nombre d'Evêques, aucun d'eux n'est
d'avis que ces sortes de lettres puissent être exigées par l'arche-
vêque de Reims. Votre Paternité verra sans doute la réponse à la
lettre pastorale du même archevêque de Reims, réponse qui a été
accueillie par le public avec les plus grands applaudissements.
Aussi, j'ai l'espoir que notre Compagnie retirera les plus grands
avantages de cette épreuve. Autant qu'il sera en moi, je ne fail-
lirai pas à la Société, mon excellente Mère, non plus qu'à Votre
Paternité, que je supplie de ne pas m'oublier dans la célébration
du saint Sacrifice.
             De Votre Révérence, etc.,
                                  FRANÇOIS DE LA CHAIZE,

   P. S. Je ne dirai rien à Votre Paternité du procès que se fait
fort de nous intenter Mgr l'archevêque de Reims, à propos de la
solide réponse qui a été faite à son Mandement, ou plutôt au
libelle satirique qu'il a livré au public contre la doctrine de la
Société; j'écris au long toute cette affaire au R. P. Assistant,
qui pourra donner à Votre Paternité tous les détails possibles,
et réclamer son aide et son appui pour tout ce qui sera né-
cessaire.
               De Votre Paternité , etc.