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LITTÉRATURE. 179 trop de difficulté ; l'aridité du sujet ne rebute pas, et du commencement on arrive à la fin, sans qu'on puisse dire qu'on a pris une peine inutile et sans qu'on regrette le temps employé à cette étude. » (Daremberg, Introduction, p. Vil). Citons quelques portraits ; nous commencerons par celui de la femme : Qualis debeat esse mulierper totum corpus. Pi'iraus adomaudi modus est ut femina quevis Plena sit absque pilis, in toto corpore lenis Inferius capite, per totum deliciosa. Si non est talis, hinc primo stupha paretur, etc. (Suit la description d'un cosmétique épilatoire). Cooperta sit undique pannis Excepto capite, sudans que moretur ibidem (Lib. II, cap. 1 ) Voici maintenant le portrait du médecin : Qualis debeal medicus eligi. Talis adoptetur medicus quem fidelera (1) Testetur, vita que mundum. Plenius instructus sit in artibus ; in medicina Tcmpore qui longo studuit ; qui partibus orbis In multis residens, multis ditatus amicis, Cognitus à multis, facundus, nobilis ortu Àut alilu ; gestus, aspectus convenions sit Incessusquc decens, habitu vultuque venustus ; Moribus ornatus sit iu omnibus, et sit ab illo Semper honorandus et pura mente colendus Omnia qui cunctis bona dat, qui dirigat illum Et det ci nosse quid prosit egentibus. (Lib. VU, cap. x ) Quel est le médecin qui pourrait réunir toutes les rares qualités que réclame notre versificateur anonyme ! s'il en existe, il faut avouer qu'ils sont rares : heureusement, ces qualités ne sont pas toutes indispensables au même titre ; Hippocrate n'était point allé si loin, et il esl resté dans le vrai et l'utile. (1) Ce vers est présenté, dans l'édition, d'une manière fautive.