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                            FRAGMENT
     Sur l'histoire de la littérature médicale au moyen-âge.
                            POEMA MEDICUM.
      Notice lue à l'Académie des sciences et belles-lettres de Lyon.

    L'apparition d'un poème médical n'est point un événement
ordinaire : notre littérature est loin d'être très-riche en œuvres
de ce genre ; et, bien qu'un ancien membre de cette Académie,
le docteur E. Sainte-Marie, dans sa curieuse Dissertation
sur les Médecins-poètes (in-8° de 80 pages, Paris 1825) ait
recueilli un assez grand nombre d'exemples pour sa thèse (1),
il faut néanmoins convenir que les poètes se comptent parmi
les médecins.
    Le Poema medicum, qui va faire le sujet de notre étude,
est, si l'on peut ainsi dire, une rareté littéraire; il m'a paru
présenter un grand intérêt sous le double rapport de l'histoire
de l'art et de la littérature médicale au moyen-âge.
    La découverte du manuscrit qui contient ce poème, jusque-
là inédit, est toute récente: elle est due à M. Littré, connu
des médecins et des hellénistes pour sa savante édition
d'Hippocrate, et a qui l'histoire de la médecine au moyen-
âge est redevable de si utiles travaux. Ce poème est anonyme
  (1) Parmi les omissions de Sainte-Marie, nous avons signalé ailleurs ( Voy.
Pétrequin, Mélanges de chirurgie, 1 845, p. 131 ), le nom de Pierre Laurès,
chirurgien-major de l'Hôtel-Dieu de Lyon, en 1718, et connu par quelques
poésies.