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tjé               UN PRÉCURSEUR' LYONNAIS

français, avaient récemment émis une proposition dans le
même sens; mais l'observation ne justifia point leurs vues.
   En 1657, Huyghens avait inventé les pendules ou balan-
ciers d'horloges, dont le rôle est de régulariser le mouve-
ment.
   Ses observations personnelles l'avaient conduit à consr
tater que. l'oscillation d'un pendule est d'autant plus
accélérée que la tige est plus courte. Dès lors, il s'était dit
qu'en donnant à cette tige une longueur telle que lé pendule
batte exactement soixante coups à la minute, on aurait une
unité de longueur invariable et toujours .facile à vérifier.
   Cette idée fut développée, en 1669, devant l'Académie
des sciences, par l'abbé Picard, fondateur de l'observatoire
de Paris. Il avait déterminé la longueur du pendule battant
la seconde à l'obseryatoire, à om,993, soit environ trois pieds.
.' Mais, dés expériences prouvèrent bientôt que les dimen-
sions .du balancier varient avec les latitudes et qu'elles sont
sensiblement plus courtes sous l'équateur.

                              * *        .

   Mouton avait sans doute soupçonné ces différences ; car,
au lendemain de la proposition de Picard et bien avant que
des expériences contradictoires aient été faites, il établis-
sait son système sur une base empruntée au globe terrestre
et supposée invariable : le degré de latitude.
. C'était simple — comme l'œuf de Christophe Colomb.
Point n'était besoin de se livrer à aucune mensuration nou-
velle. Les degrés avaient une délimitation reçue, qui avait
été faite par Ptolémée, au 11e siècle de notre,ère. ,
, Plus tard, en adoptant les calculs du géographe alexan-
drin, chaque peuple a voulu appliquer ses propres mesures