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SOCIÉTÉS SAVANTES 6j lieu à cette légende, en ce qui concerne l'Académie, c'est que Rachel étant revenue à Lyon, en 1843, quelques membres de la Compagnie proposèrent de tenir une séance publique, dans laquelle on aurait entendu de la musique et quelques'morceaux du répertoire de la célè- bre tragédienne. Mais par suite de dissentiments au sein même d e l'Académie, ce projet ne reçut aucune exécution. On aura ainsi confondu ce simple projet, proposé en 1843, a v e c l'hommage de la couronne, offerte par le public lyonnais, en 1840. Séance du 2; janvier 1898. — Présidence de M. Lafon. — C o m m u - nication est donnée d'une lettre de M. Leglay, secrétaire du Congrès d'bistoire internationale, qui doit se tenir au mois de septembre à la Haye, et dans lequel chaque assistant pourra traiter un point quel-. conque de l'histoire internationale. Le prix de souscription à ce congrès est fixé à la somme de 10 francs. — M. Horand fait une com- munication sur la pelade. On a cru que cette maladie était contagieuse, mais l'orateur ne partage point cette opinion; comme il l'a déjà démon- tré dans un mémoire qu'il publia, en 1875, sous ce titre : Considération sur la nature et le traitement de la pelade. En effet, pour que la pelade fût contagieuse, il faudrait démontrer qu'elle doit son origine à un microbe ; mais jamais ce microbe n'a pu être découvert. De même, l'orateur n ' a jamais constaté aucun cas de contagion soit dans les familles, soit dans les pensionnats. Il conclut ainsi : i ° Que la pelade n'est ni une maladie parasitaire, ni une maladie d'origine microbienne ; 2° que les faits cli- niques et expérimentaux ne confirment point qu'elle soit contagieuse et 3' que la pelade est la conséquence d'une trophonévrose, dont la cause nous échappe, mais qui est confirmée par ce fait que les remèdes, ' employés avec le plus de succès, ont pour effet d'exdter la vitalité des follicules pileux. — M. Delore pense, au contraire, que la pelade est* d'origine microbienne, et que si on pas découvert encore le bacille qui l'engendre, cela ne prouve point que telle n'est pas sa nature. Tout ce qu'on peut dire, c'est que la question n'est pas encore résolue. SOCIÉTÉ D'ÉCONOMIE POLITIQUE. — Séance du 2S janvier 1898. — M. Sculfort, membre de la mission lyonnaise en Chine, présente uu rapport sur la circulation monétaire en Chine et la baisse de l'argent.