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vasins qui inondèrent, vers i'an 734, Lyon et les pays
voisins, portèrent à la môme époque leurs ravages par
le Dauphiné dans le Bugey, et par le Lyonnais sur le lit-
toral de la Saône. Pourtant nous ne pensons pas que l'on
puisse appuyer d'une seule raison solide leur séjour sur
les terres que nous habitons aujourd'hui; au moins est-il
certain qu'ils n'y ont pas laissé la moindre trace monu-
mentale de leur passage.
Pépin et Charlemagne, fondateurs d'une nouvelle dy-
nastie, léguèrent entre autres terres à leurs descendants
la Bresse, dont l'existence nous est à peine dévoilée aux
VIH et IXe siècles par quelques litres peu importanîs.
Nous savons seulement qu'à cette époque elle fit parfio
alternativement des états de France et de l'empire.
(Opuscules historiques du baron F. Gingins de Lassaraz).
Nous la voyons en 879 passer avec le reste du royaume
d'Arles au pouvoir du pat venu Bozon. Avec Louis, son
successeur, finit ce royaume qui avait duré près de 49
ans (et non pas 47 ans, selon M. Gacon). Notre pays
devint alors la proie d'un nouvel usurpateur, Rodolphe IL
11 passa ensuite à Conrad le Pacifique (4), puisa Rodol-
phe III, qui créa comte de Savoie et de Maurienne un
Bérold, issu de la maison de Saxe, tige des comtes de
Savoie. Rodolphe III céda par testament ses états à l'em-
pereur Conrad le Salique, qui avait épousé sa nièce
Gizelle.
(1) Guichenon fait mourir Conrad-le-Paciflque en 924. Or, ce
prince ne monta sur le trône qu'en 937, à l'âge de 15 ans, et ne
mourut réellement que le 19 octobre 993. Quant à la prétendue ces-
sion de Lyon comme dot à Mathilde, sœur de Lothaire et femme de
Conrad, Guichenon n'a fait que copier sans réflexion ses devanciers.