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zjb                        LÏO^SOISIANA.

luire preuve d'invagination et d'esprit.. Que sont devenus
les véhicules chargés des plus éminents farceurs de la ville,
d'où partaient tant de lazzis et de chansons, où se confec-
tionnaient tant de matefaims. Hélas ! ces messieurs prennent
du thé et causent au club des valeurs induotrielles.
   Le nom des Brandons remonte, dit-on, au XIIIe siècle,
et vient de ce que les paysans du Dauphine parcouraient
les champs ce jour-là avec des torches de paille enflammée
pour détruire les insectes. Le nom de Dimanche des bugnes
a prévalu dans l'usage lyonnais, parce qu'une des pièces
principales du repas de carême est la burjne à l'huile, pâte
fine en forme de couronne, dont on était très-friand et qui,
en effet, est fort bonne quand elle est traitée par un habile
faiseur. Les meilleures se trouvaient dans la rue de l'Aumône,
ainsi nommée à cause des distributions charitables qu'y
faisait la paroisse de Saint-Nizier.
   11 y a d'autres bugnes plus délicates et plus aristocratiques
que l'on nomme bugnes à l'éperon, à cause des dentelures
pratiquées sur la pâte par une sorte de molette d'éperon
en usage chez les pâtissiers.
   Jllalefaim, ce moi expressif vient de l'italien mata famé,
lue la faim. Gardons-nous de l'abandonner pour ce mot
funèbre de crêpe, qui désigne dans le Nord un mets de la
même espèce.



         ( A continuer].