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                       AU XVIIIe SIÈCLE.                    221
   Par amour des lettres et pour l'honneur de cette cité,
puisse renaître parmi nous ce zèle pour la gloire commune,
cet esprit de corps qui animait l'ancienne Académie et qui,
non moins que la science et les talents de ses membres,
firent son influence et son éclat!
   Tandis que par le prompt et merveilleux accroissement
de sa population et de son industrie, par les immenses tra-
vaux qui la renouvellent, la ville de Lyon s'élève au rang des
plus belles, comme des plus grandes villes du monde, veil-
lons, Messieurs, a ce qu'elle ne perde pas son antique renom-
mée dans les sciences, les lettres et les arts. Nous n'osons
pas sans doute nous flatter, quoique Voltaire l'ait pré-
dit, qu'un jour elle soit plus connue en Europe par ses Aca-
démies que par ses manufactures ; mais quelle honte pour
nous, si étant, aux yeux de tous, la seconde en France par sa
grandeur, par son industrie, par sa richesse, par tout le reste,
elle ne l'était pas aussi par son Académie !
                                             F. BOUILUER.