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Dombes. — Voici qaelle fut la cause de cette cession : Edouard
ayant enlevé une fille de Villefranche, fut ajourné au parlement de
Paris pour répondre sur ce rapt. Il était alors dans son château de
Perreux, et, se croyant tout permis, il fit jeter par les fenêtres
l'huissier qui vint lui faire la citation. On envoya des troupes qui
l'arrêtèrent et le conduisirent en prison à Paris ; il y courait risques
de perdre la tête. Mais ayant imploré le secours de Louis de Bour-
bon qui l'avait autrefois défendu contre le comte de Savoie, il fut
délivré, par son crédit, moyennant la cession qu'il fit à ce prince
de ses terres de Beaujolais et de Dombes, au cas qu'il n'eut point
d'enfans légitimes. Edouard ne jouit de sa liberté que six semaines,
étant mort sans lignée, le 11 août 1400. Art de vérifier les dates,
II, 479.
15$ 1. » Séance Consulaire. Le sieur Hugues de la Porte, conseiller, expose
qu'hier fut faite assemblée, en l'archevêché, en présence de M. de
Valence, sur plusieurs luthériens, lesquels se sont monopoles et
chantent en bande les psaumes de David, malgré les inhibitions
du roi, et menacent de piller les maisons; de plus que M.Jle juge
a chargé le procureur de la ville de dire au consulat de mettre
ordre à renforcer le guet, autrement la ville sera eu danger d'a-
voir garnison ; que M. de Maugiron qui est ici voudra y amener
garnison. On arrête d'écrire en cour pour assurer qu'il n'y a en
cette ville aucun danger ni sédition, et on ordonne au capitaine
Salla de prendre des penons suffisamment pour faire bon guet et
bailler main-forte à la justice et présenter à M. le juge la force de
la ville.
1851. 24. Mort de Jean-Julien Trélis, de l'académie de Lyon, littérateur et
poète, auteur d'une traduction estimée des Satires de l'Àrioste, etc.
On doit à M. Pichard, conservateur de la bibliothèque du palais
des arts, une notice fort intéressante sur la vie et les ouvrages de
cet estimable et savant académicien.
1808. 25. Etablissement d'un comptoir d'escompte de la Banque de France.
1767. » La fille d'un ouvrier en soie de Lyon, nommée Claudine Rouge,
d'une jolie figure et d'une sagesse exemplaire, s'aperçoit sur les
neuf heures du soir, en sortant de table, qu'il lui manquait un chat
qu'on lui avait donné depuis quelques jours; elle sort de chez elle
pour le chercher dans le voisinage: Une heure après les parens ne la
voyant pas revenir, vont la demander dans le corps de logis; on
la cherche inutilement, personne ne l'a vue. La famille allarmée
s'assemble ; on consulte et on se détermine à l'aller chercher dans
la maison voisine où l'on savait qu'elle «liait ordinairement. Peut-