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SOS
mable que cette fête fut la dernière qui ait été célébrée à Lyon
avant la chute de Robespierre, et que la fête de la liaison n'eut
pas lieu. Tout nous porte à croire qu'elle fut confondue avec celle
de Y Etre suprême; notre opinion sur ce point se trouve confirmée
par une phrase d'un discours que le maire Bertrandjprononça au
Conseil général, en réponse à une députation de la société popu-
laire des jacobins qui invitait le Conseil à mettre dans l'exécution de
la fête de l'Être suprême toute la pompe et la solennité exigée par
son auguste objet. Voici cette phrase : « Cette fête sublime et
majestueuse, qui remplace pour nous celle de la Raison, attendre
et désirée depuis long-temps par nos concitoyens, s'accorde avec
les sentimens de nos cœurs.... »
1817. » Découverte d'une conspiration contre l'état.
1698. 9. Le consulat délivre à Léonard Buigner, marchand à Lyon, un mande-
ment de 600 livres pour sucie, café, eau de la reine de Hongrie,
bougies de table, oranges de Portugal, vin de Saint-Laurent et
autres choses présentées à M me de Villeroy, religieuse aux Carmé-
lites, le premier jour de cette année.
1814. 9.-10. Départ de la dernière colonne des troupes alliées occupant Lyon
depuis le 21 mars. Pendant ce laps de temps la ville a eu à loger
et à nourrir 15,000 hommes par jour, tant en garnison qu'en
passage ; la dépense générale la ville durant les 79 jours de cette
occupation s'est élevée , indépendamment des frais de logement et
de nourrriture, entièrement et directement supportés par l'habi-
tant, Ã 1,518,253 fr. 9 c , la moyenne proportionnelle pour cha^
que jour d'occupation a été de 19,218 f. 40 c. Voy. une Ord. roy.
du 20novembre 1816.
ïô23. 10. Mort du P. Michel Coyssard, recteur du collège de la Trinité, auteur
de plusieurs ouvrages publiés à Lyon.
1571. 12. Séance consulaire. Il avait été ordonné la veille au conseil de M. la
gouverneur, auquel assistaient les eschevins qu'il serait fait proces-
sion générale, et qu'il y serait porté le précieux Saint-Sacrement,
laquelle procession passerait par les lieux accoutumés : et pour ce
que aucuns de la nouvelle religion pourraient être refusans de
tendre tapisseries au-devant de leurs maisous, pour la révérence
du Saint-Sacrement, a esté par le même moyen ordonné que les
penons des lieux auxquels ladite procession passera, tendront ou
feront tendre au-devant desdites maisons de ceux de ladite pré-
tendue religion qui seront refusans.
1561. » Jour de l'Octave de la Fête-Dieu. Un calviniste inconnu foule aux pieds
la Sainte-Eucharistie après l'avoir prise de la main duprétrew II est