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               ÉTUDE SUR LES TABLES CLAUDIENNES.                  211

 Gaule chevelue ; il n'avait plus qu'à la nommer. Il la
 nomme en effet; puis il en prend noblement la défense.
 Il sait qu'on se fait une arme contre les Gaulois de dix
 ans de guerre soutenue contre le divin Jules ; mais il met
 en balance cent ans de leur fidélité inviolable ; la sécu-
 rité maintenue par eux sur l'arrière~garde de l'armée
 romaine tandis que son père Drusus poursuivait les
 Allemands, et le subside inouï qu'ils lui accordèrent du-
 rant cette guerre.
    Ici cesse la deuxième page de la première table. Cette
 fin est si brusque, si inattendue, qu'il faut nécessairement
 admettre la disparition d'une troisième et d'une quatrième
pages ou au moins d'une seconde table. Dans Tacite, la
justification des Gaulois a plus d'étendue et le discours se
termine par un résumé en forme de péroraison. Nous
voyons là, très-clairement, la fin véritable de la haran-
gue. En attachant cette fin aux paroles tabulaires, on
obtient encore une soudure naturelle, et les idées acquiè-
rent une fois de plus cette liaison qui résulte, comme
nous l'avons dit, du raccord des fragments d'une page
déchirée en deux.
   Faisant allusion à la prise de Rome et à la défaite
d'Àllia, Claude, dans la première page de la seconde
table, ajoutait donc : que les Volsques ont, de même que
les Sénonais, rangé contre les Romains des armées en
bataille, et que si les Gaulois prirent Rome, cette capi-
tale du monde a donné des otages aux Etrusques et passé
sous le joug des Samnites. Il revient sur les habitudes


ni texte oi inscription n'en ont révélé un seul. C. Zell, cité par
M. Monfalcon, pense, avec plus de probabilité, que l'empereur fait
allusion à lui-même, bien que son admission au Sénat vînt de sa nais-
sance dans la famille impériale.