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ÉTUDE SUR LES TABLES CLAUDIENNES. 213 Ce récit projette une vive lumière sur un point obscur de la ville éternelle. Le caractère de Claude était si géné- ralement décrié, qu'aucun écrivain moderne n'osait s'appuyer de ce texte, bien que par sa nature afârmative il laissât peu de prise à l'incrédulité. L'école de Niebuhr à qui Iss allégations du fils de Drusus eussent apporté un précieux témoignage, ne les citait qu'avec une réserve extrême. Eh bien ! la réhabilitation de cet empereur comme annaliste, non pas seulement véridique, mais capable d'apprécier les événements et d'en déduire une synthèse pour le succès de son initiative gouvernemen- tale, cette réhabilitation s'est faite récemment; voie dans quelle circonstance. Feu mon regretté confrère, Noël des Vergers, décou- vrait, en 1859,1a nécropole de la cité tyrrhénienne de Vulci, l'une des plus magnifiques grottes sépulcrales de la vieille Toscane. Les parois de cette crypte contenaient deux sé- ries de peintures : l'une relative à la guerre de Troie, l'au- tre à l'histoire de l'Etrurie. « Pour l'intelligence de ces « peintures, dit M. Beulé, il est nécessaire de reproduire « un passage des tables de bronze de Lyon sur lesquelles « est gravé le fameux discours de l'emperur Claude. » « A Tarquin-1 'Ancien, dit Claude, précéda Servius « Tullius : Nos historiens veulent qu'il soit né d'une es- « clave nommée Ocrisia, tandis que les Annales ètrus- « ques enfont le compagnon très-fidèle de CaelesVibenna, « dont-il partagea toutes les chances aventureuses. Chas- « ses de l'Etrurie par les vicissitudes d'une existence « hasardeuse, ces deux chefs viennent occupe'r le mont « Cselius avec les débris de leur armée, et la colline doit « son nom à Caeles Vibenna. Quant à Servius, qui portait « le nom de Mastarna, il le changea pour celui sous le- « quel nous le connaissons aujourd'hui. Par la suite, il