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LA GRANDE-CLATRE, 383 « ils errèrent tous les trois dans les bois, jusqu'à ce « qu'enfin ils trouvèrent un asile hospitalier. » La Grande-Claire figure de nouveau, en 1814, à propos . de l'invasion des Autrichiens au sein de notre contrée. Le général Augereau se retirait en bon ordre sur Lyon, lorsqu'une colonne de 6,000 Autrichiens se porta sur le Plan-de-Vaise, espérant entrer le même jour à Lyon ; mais 800 hommes de notre armée, embusqués près de la Claire, se jetèrent avec impétuosité sur les agresseurs et les dispersèrent. L'ennemi n'entra à Lyon que le jour suivant, à la suite d'une capitulation honorable. [Revue du Lyonnais^ l r e série, t. .20, p. 485). A cette époque la Grande-Claire appartenait à M. Marion, commissionnaire en soieries et successeur de la maison Imbert-Colomès. (Morel de Voleine). Le mouvement industriel qui, depuis, a pris un si grand essor, commença sous la Restauration ses pre- mières évolutions. Quelques spéculateurs imaginèrent d'utiliser les terrains situés en avant de la Grande- Claire, et connus sous le nom de Vacque ou du Plan- de-Vaise. De là sortit le projet d'une gare, d'un pont suspendu et de la vente d'emplacements destinés à des maisons, qui devaient nécessairement s'élever aux abords de cette entreprise industrielle. Cochard, dans son Guide du voyageur à Lyon, 1826, dit que « la plaine « de Vacque vient d'être vendue à divers particuliers. » Les plans, soumis à l'autorité, furent approuvés par elle, et ceux qui les avaient présentés devinrent les adjudica- taires. Un arrêté préfectoral, du 8 février 1820, imposa aux entrepreneurs l'obligation d'achever les travaux dans un délai de trois ans, et l'affaire fut lancée dans le public, au moyen d'un prospectus qui promettait aux preneurs