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406 DOCUMENTS POUR SERVIR A L'HISTOIRE laquelle appartenait le député à qui l'assemblée des Eglises protestantes du Languedoc, donnait les instructions qui sui- trouvent les ruines d'un château qui était une des places de sûreté données aux protestants ; nous ne savons si elle se rattache à l'origine de la maison qui nous occupe ; elle était divisée en deux branches prin- cipales ; la plus illustre fut celle des seigneurs du Pradel, fief .«itué près Villeneuve-de-Berg, et dont était sorti le grand agriculteur, Oli- vier de Serres, écuyer. seigneur de Pradel, et son frère Jean, l'histo- graphe de France, qui paraît être son cadet ; ils étaient tous deux fils de Jean de Serres seigneur du Pradel, et de Louise de Leyris, qui vivaient dans le XVIe siècle. Olivier avait épousé, le n juillet 1559, Marguerite d'Harcons, et Jean qui est l'objet de cette étude, s'était marié avec Marguerite de Goudarry ; Constantin de Serres, qui eut pour femme, en 1662, Françoise de Rochemore d'Aigremont, justifia de sa noblesse devant les commissaires des Francs-fiefs et était l'arrière-petit-fils d'Oli- vier, il fut vraisemblablement le dernier mâle des seigneurs du Pradel, dont les biens passèrent dans la famille d'Arlamd de Mirabel. Les de Serres, d'Annonay, étaient seigneurs barons de Torens, d'An- dance et d'Arlendas ; ils s'étaient fixés, nous ne savons à quelle époque, dans cette partie du Vivarez, mais paraissent avoir été annoblis par let- tres-patentes, en 1612, enregistrées la même année, accordées à Charles de Serres, lieutenant civil et criminel du bailliage de Vivarez ; il épousa Catherine du Peloux, et fut père de Jacques de Serres, évêque du Puy, comte de Velay, en 1527, mort en 1621. Il eut pour successeur son neveu, Juste de Serres, qui avait été son coadjuteur au titre in partibus de Tripoli. L'historien d'Annonay et La Roque le disent frère de Jac- ques, mais je crois qu'ils commettent une erreur ; cependant son père se nommait aussi Charles de Serres, mais sa mère était Isabeau de Fay-Gerlande, fille de Christophe de Fay, seigneur de Gerlande, maître d'hôtel du duc d'Anjou ; l'abbé Thellière est de mon avis dans son « Armoriai des évêquesdu Puy. » Cependant, on pourrait ad- mettre qu'il était né d'un second mariage ; quoi qu'il en soit, il fut comme son oncle un vertueux prélat, l'ami des pauvres ; il avait été nommé conseiller du roi en ses conseils d'Etat et privé ; ces deux évo- ques furent l'un après l'autre pourvus de l'abbaye de Montebourg. Juste de Serres mourut en 1641 et fut inhumé, comme son oncle, dans l'église des Pères jésuites du Puy. En finissant cette notice, il faut