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                     CHUTE D'AÉROLITHES                      201

tre de comparer les notions de cette époque, sur les météo-
res, à la théorie actuelle.
   Recevez, etc.
                                     LAFAVEUR,
                                          Aide-archiviste.

  NOTA. — Ces documents appartiennent au dépôt départemental. Ils
ne sont pas encore inventoriés.


   M. Claude André, commissaire à terrier, demeurant à
Pondeveau, éloigné d'environ quatre lieues des paroisses
lapidées, dit qu'étant an jeu de l'arquebuse de lad. ville de
Pondeveau, avec les autres chevaliers, et dans la loge en
bois dud. jeu, il entendit, le 16 septembre et environ deux
heures et demie après midi, trois prodigieux coups sembla-
bles à ceux du canon et un bourdonnement dans l'air dont
le bruit imitait celui que fait une grosse volée de pigeons,
que tous les chevaliers dud. jeu entendirent le même bruit,
mais moins distinctement, parce qu'ils étoient assis et occu-
pés à tirer leurs comptes de la dépense qu'ils avoient faite
au prix royal de Tournus, ou autres affaires d'intérêt pour
la compagnie ; au lieu que led. André étoit pour lors à la
fenêtre de lad. loge; que les uns attribuèrent ce bruit au
tonnerre et d'autres à une réjouissance dans quelques villes
voisines; que leur loge fut ébranlée par secousses de la vio-
lence des coups qui étoient éfrayants; que tous les habitants
de la campagne qu'ils virent successivement, leur parlèrent
de ces bruits, qui les avoient également éfrayés parce qu'ils
les avoient entendus plus longtems et plus distinctement
que lui, surtout le fermier de Made de Moissia, demeurant
à Fretières, paroisse de Curssia (Curciat), éloignée de six à
sept lieues des parroisses de Loize (Loeze) et Luponas, qui
lui dit avoir ouï le sifflement de la chute des pierres et