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LES ALFS DANS LE NORD 249 A ses côtés l'épouse bien-aimée, Titania, balance dans sa main D'un jeune lis la tige parfumée. (Fé de Barqueville, La Belle au bois dormant, 73.) CHAPITRE QUATRIÈME. Palais et Châteaux d'Obéron. Descendue des hauteurs de la première des neufs sphè- res, la cour d'Obéron se tient aujourd'hui sous la voûte étoilée, dans une région rapprochée de nous. Les brillants météores dont l'apparition console ou réjouit la terre sont à sa discrétion ; et, pas un parfum suave, pas une brise char- gée de délices printanières, pas un murmure doux ou ten- dre n'abordent notre monde, s'ils n'en ont, près de partir, reçu l'ordre ou la permission du monarque de céans. Ce monarque ne réside pas toujours dans son palais supé- rieur aux nuages. Soit de sa volonté, soit de la volonté d'en haut, il vient parfois en villégiature sur ce globe, hum- ble demeure des humains. Les seules de ses résidences ter- restres que ses historiographes connaissent sont l'ile d'Ava- lon et la forêt enchantée. L'île d'Avalon n'est point, comme l'ont pensé Camden et Roquefort (1), l'insula Avalonia, en cymrique inys pommeraie Afalon « aujourd'hui Glastonbury du comté de Sommerset ; ce doit être plutôt une prononciation altérée (1) Camden, Britann., édit. Blaeu, 100.—Roquefort, Poés. de Marie de France, i, 37.