page suivante »
CHUTE D'AÉROLITHES En Bresse, en 1753. (Suite) Il y a environ deux mois que i'ay vu, à Maçon, le mar- quis d'Avila, péruvien, qui arrivoit de chez vous, Madame, pénétré de vos politesses et de tous les sentiments d'admi- ration que vous inspiré à ceux digne de vous connoître. Je lui fis le sacrifice du peu de pétrifications que le hasard m'avoit procuré depuis très-peu de tems ;"car m'étant trouvé dans la nécessité pour vaquer uniquement à mes affaires de me séparer, à Lion, il y a 22 ans, de toutes mes chères collections d'histoire naturelle dans les trois règnes dont i'avois plus de 4,000 pièces, de huit mille médailles de toutes grandeur et métaux; même en terre et verre; de plusieurs idoles, urnes, vases antiques et pierres gravées d'un très-grand prix ; nombre d'estampes et d'esquisses des plus grands maîtres, de 24 tableaux originaux et de plus de 400 vollumes de livres rares et chers qui traitoient de tou- tes ces merveilles, pour lesquelles je m'étois immolé pen-