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4§ APPENDICE
toire de Périgneux; en rédigeant son procès-verbal, il s'ex-*
primait ainsi :
« Article I er A partir du chemin tendant de Cha-
telus à Périgneux, la limite se dirige du nord au sud en
montant, entre les terres et bruyères de Pierre Fully Ã
droite, celles de Pierre Combasson et de Jean Mallon Ã
gauche, jusqu'à une borne gravée en forme de croix sur un
rocher situé au sommet de la montagne appelée le Pic des
Violettes, suit au sud-est la crête de la montagne jusqu'à un
rocher appelé le Tombeau Saint-Suffren ; de ce rocher, la limite
se dirige au sud-ouest par une ligne droite à travers les
rochers jusqu'Ã la cour du moulin de Conord qu'elle tra-
verse, allant aboutir à l'angle sud-ouest du petit moulin au
bord de la rivière de Bonson, lequel petit moulin, et partie
de cour à gauche, demeure dans la commune de Saint-
Marcellin, le surplus de ladite cour et le grand moulin de-
meurant à droite dans la commune de Périgneux ; la limite
suit ensuite la rivière de Bonson »
Saint Suffren est bien peu connu et rien ne le rappelle
dans les lieux que nous décrivons : on ne trouve pas son
nom dans les vocables des 242 paroisses qui composaient
les archiprêtrés de Roanne, Pommiers, Montbrison, Né-
ronde et Saint-Etienne {Fouillé du XFIII0 siècle, cité par
Aug. Bernard), tandis qu'on y rencontre seize fois saint
Martin comme patron spirituel ; l'église de Périgneux est,
d'ailleurs, dédiée à saint Jean-Baptiste, et celle de Saint-
Marcellin au saint dont elle porte le nom.
Jusqu'Ã nouveaux documents, Saint-Suffren est donc
une erreur, un lapsus calami du brave géomètre qui opéra
en 1812, et ce n'est que pour mémoire que nous consignons
ici cette singulière attribution.
RÉVÉREND DU MESNIL.