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        LA NOUXELLE BANNIERE DE SAINT-JEAN.




  Le dernier numéro de l'Echo de Fourvière contient quel-
ques réflexions relatives à la nouvelle bannière du Chapitre,
auxquelles je m'associe, en vous demandant la permission
de les compléter.
    Il est possible que la bannière de 1822 eût besoin d'être
renouvelée, mais il fallait en reproduire scrupuleusement
l'insigne héraldique, les couleurs et même les dimensions,
car toutes ces choses avaient un sens, une valeur, une si-
gnification.
   Cette bannière n'était rien autre chose, en effet, que la
reproduction exacte de l'ancienne bannière du lion, que les
chanoines faisaient, avant la Révolution, porter en tête des
processions auxquelles ils assistaient, et qui représentait
leur droit temporel sur le comté de Lyon, Comme tous les
seigneurs bannerets, le Chapitre avait une bannière à ses
armes; il en avait même deux, car il avait eu primitive-
ment deux blasons, réunis plus tard en un seul, qui est
actuellement de gueules au griffon d'or et au lion d'argent
couronné d'or affrontés.
   La coexistence de ces deux armoiries s'explique rar ce
fait que les plus anciennes de gueules au griffon contourné
d'or, étaient celles de l'Eglise, du Chapitre considéré comme
corps ecclésiastique, tandis que les secondes, de gueules au
lion d'argent couronné d'or, figuraient le blason du comté
de Lyon, dont l'archevêque et les chanoines étaient devenus
possesseurs titulaires par suite de traité passé entre eux et
les anciens comtes de Lyonnais et de Forez.
   Ces armes ainsi séparées, se voient encore aux vitraux du
chœur de la primatiale et sur divers monuments qui ont
été, pour la plupart, cités dans XArmoriai du Lyonnais
Forez et Beaujolais. Plus tard, comme je viens de le dire,
elles fureut réunies en un seul écusson, mais on n'en con-
tinua pas moins à les porter isolées sur les bannières. Des