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22                     GALLIA AUB1FERA.

gueur d'environ 250 kilomètres, que le Rhin est régulière-
ment aurifère. Partout où le fleuve ne roule plus de gros
 graviers, comme entre Spire et Mayence, l'or paraît extrê-
mement rare.
    Il y a en moyenne dans l'or du Rhin 0,934 millièmes
 d'or, 0,066 millièmes d'argent et 0,00067 cent millièmes
 de platine. Le gouvernement badois achète l'or a raison de
 5 florins la couronne qui pèse 3 grammes 37 centigrammes,
 c'est-a-dire à raison de 3 fr. 13 c. le gramme. Il n'est pas
 possible de connaître avec exactitude la production aurifère
 des deux rives appartenant a des nations diverses, seule-
 ment on pense que la quantité d'or qui arrive a la Monnaie
 de Carlsruhe représente probablement au moins les quatre
 cinquièmes de la production totale.
    La quantité reçue de 1804 a 1834 a été de 140 kilogr.
916 grammes. M. Daubre estime que l'or du Rhin entre
Rhinau et Philipsbourg représente une valeur de 114 mil-
lions au minimum, quoique le lavage fait sur une petite
 échelle ne produise annuellement que 40 b 45,000 francs
entre Bâle et Manheim. Autrefois, le magistrat de Stras-
bourg possédait le monopole du lavage des sables du Rhin
 sur un cours de près de deux lieues ; il l'affermait a des
orpailleurs qui lui livraient l'or a raison de 16 livres l'once.
    Les sables aurifères sont disposés par bancs irréguliers.
Ces bancs n'ont guère plus de 0,15 centimètres d'épaisseur,
ils sont fort pauvres, puisqu'il faut laver 100 millions de
kilogrammes de sable pour obtenir 13 à 15 kilog. d'or ; c'est-à-
dire que pour obtenir un kilog. d'or, il faut laver 6 millions
de kilog. de gravier. 11 arrive quelquefois, cependant, que
ce produit est quadruplé. Toute la vallée du Rhin est auri-
fère mais à un degré beaucoup moindre, car 103 millions de
kilog. de sable ne donnent plus, hors des bancs aurifères,
qu'un kilog. d'or.