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                            DE LA FRANCE.                             55

    Ce dernier mot mérite d'être remarqué. SAB couper, ADO
 taille, contribution : de là SABAD, SABADCHAG, etc. liberté,
 franchise, licence, repos, s'expliquent trop bien pour qu'on
 puisse douter que le mot est madjar. Cependant on le re-
 trouve très-anciennement chez les Aryens et chez les Sémi-
 tes , où il n'est point intelligible. Sabbath de la Bible est
 étranger à l'arabe selon Gesenius(l). En Grèce, les Bacchantes
 criaient SABOI ! aux fêtes de Bacchus, d'où celui-ci fut sur-
 nommé Sabazios ; son surnom latin de Liber ne fait que
 traduire le grec. En Pologne SOBUDKI, feux de joie à la Saint-
Jean, doivent célébrer quelque insurrection antique contre
 la tyrannie des Scyles, comme le SABBAT hébreu pourrait
 bien rappeler le jour de repos accordé aux esclaves par les
Rois-pasteurs, les Hyksos. (Foukhas signifie pasteur, en
hongrois; Hig-heus'guerrier de Scythic). C'étaient les maî-
 tres du jeune monde qu'ils parcouraient à cheval. C'étaient
les diables. Je ne puis résister à la tentation de rapprocher
Satan et Shed, hébreux , des noms donnés aux Scythes,
comme SITYA en madjar, TCHOUD en slave. En slave la plu-
part des noms donnés à Y Ennemi, ne sont que les noms pro-
pres de diverses tribus tarlares, (BIES, TCHORT, MAZODR, etc.).
Les Ogres français en sont bien certainement, puisque en
dialectes slaves les Hongrois s'appellent aujourd'hui encore
Ougr el même Ogr. Le trait distinctif des Ogres n'est-il pas
de manger la chair crue? 0 ingénuité des contes de nourri-
ces! les cavaliers des steppes (où pour avoir du feu il faut
ramasser des argols, voyez ce mot dans le père Hue),
mangent encore de la chair crue — de mouton, de bœuf —
après l'avoir morliDée sous la selle au galop du coursier.
   Mais pour en revenir à la nomenclature gauloise, il est

  (1) niW > arab>«^i w , welches aber erst durch die Juden in die arabi-
che Sprache gebracht ists.