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514 nom de M. Fesch avait été biffé du rituel, et les prières voulues ne se faisaient plus pour lui, malgré ses réclama- tions. Quoi d'étonnant que le Chapitre ne fût pas plus respecté dans une grave circonstance ? On sait à Lyon que le ministère ne correspondait plus avec M. de Pins depuis la mort du cardinal; on sait aussi que, par une décision pleine de sagesse, le Chapitre avait offert ses pouvoirs à M. de Pins, et les lui déférait ad cautelam, pour tout concilier; mais de si justes avances furent dé- daigneusement repoussées. Après beaucoup d'hésitation^ ce fut encore par là qu'on en passa; n'eût-il pas mieux valu tout aussitôt se résoudre généreusement à quelque chose d'arrêté ? On n'était point sans savoir qu'il grondait çà et là des mécontentements, et l'on voulut y répondre par un compte-rendu qui fut imprimé, et que, réflexion faite, on réduisit au néant. Cette pièce contenait une longue énu- mération de tout ce qui se serait accompli sous Fadminis-^ tration déchue et grâces à elle, mais la liste est un peu enflée et surchargée même de créations peu importantes ^ ou bien dans lesquelles l'archevêché n'a été pour rien. Une fois que le compte-rendu fut anéanti, M. de Pins le remplaça par une simple carte, sur laquelle se trou- vaient ces mots très significatifs : Jésus autem tacebat. O h ! nous eussions dit comme Victor Hugo disait, en parlant de Charles X : Pitié pour le vieillard qui s'exile à pas lents, car, dans le remplacement de M. de Pins, on n'avait pas ménagé les transitions, ni usé de beaucoup d'égards, mais aussi le pouvoir tombé n'en méritait point, lui qui n'avait pas voulu comprendre ses devoirs envers le cardinal Fesch.