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pressions romantiques. Nous laissons à penser, d'après
cela, quelle protection les lettres ont trouvé chez nous
pendant quinze ans, non pas que nous pensions qu'il faille
tantprotéger les lettres, car il y a une certaine protection
qui les lue, mais cependant un esprit élevé trouvera le
moyen de donner L'impulsion sans asservir les caractères
ni les pensées.
   Enfin, lorsqu'il fut temps de mourir, ceux qui n'avaient
guère su combattre ni se tenir debout, ne surent pas non
plus tomber. On s'était tellement cru nécessaire et im-
mortel sur ce premier siège des Gaules, qu'on s'y
cramponna jusqu'au bout. M. Fescli une fois mort, il y
avait un grand devoir à remplir ; il fallait annoncer sa
mort par un mandement, comme cela se pratique; récla-
mer pour leur pasteur les prières des fidèles, puis, cé-
lébrer à la cathédrale un service funèbre. Pourquoi ne
se fit-il rien? c'est un triste secret, une haute inconvenance
contre laquelle protestèrent les feuilles de Lyon. Et l'ar-
 chevêque, qui, en ses beaux jours, n'avait pas eu l'art de
mettre dans ses intérêts une seule de ces feuilles, se vit
abandonné du Piéparateur, pendant que le Courrier faisait
feu, et que le Censeur jouait son rôle naturel ici d'une indif-
férence à peu près complète. Alors même que le successeur
de M. Fesch était déjà nommé, on sollicitait aux Tuileries
et à Rome, on suppliait à Lyon le duc d'Orléans, tandïs-
que l'affaire était décidée sans rémission. L'on offrait gra-
 cieusement au jeune prince l'almanach de Gotha, glorieux
almanach, d'où il ne fallait pas rayer un évêque, baron
de Catalogne, allié aux principicules allemandes.
  Dès le principe, les droits du Chapitre avaient été mé-
connus, et le pouvoir dont il se trouvait investi par le
décès du titulaire, furent nettement foulés aux pieds. Le
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