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                              4Ô9
    Nous savons bien qu'il est de rudes et grossières indo
cilités, de mauvaises natures qui éclatent violemment et
contre lesquelles se briserait la plus grande sagesse ; mais
nous les croyons assez rares. Dieu merci, et avec de la
conciliation, tôt ou tard on aurait espoir d'en venir à bout.
Les tons de bauteur envers ces natures-là, trop de facilité
à écouter d'insidieuses dénonciations, l'entêtement à ne
pas revenir sur de fausses démarcbes, voilà qui gâte tout,
et l'on en a eu des exemples. Ainsi, il est avéré que, dans
l'affaire de M. l'abbé Fournier, les premiers torts venaient
du grand vicariat; que ce prêtre, injustement interdit pour
avoir accepté un testament qu'il n'était pas obligé de re-
fuser, n'a pas su [maintenir son droit dans une noble
réserve; qu'il s'est porté à de petites chinoiseries, qu'il a
écrit de petits pamphlets vexatoires; mais il est vrai aussi
qu'il n'a eu que des torts postérieurs, sans toutefois dé-
roger, dans sa vie privée, aux devoirs que lui imposait son.
caractère sacerdotal. Avec un peu de bon vouloir et d'ab-
négation de ses propres idées, on eût étouffé ce petit scandale.
   Qui ne se rappelle l'affaire des pauvres SÅ“urs de la
Visitation, et le ridicule embarras que l'archevêché se
donna pour avoir voulu dominer dans un cloître? Des
religieuses revêches furent traquées chez elles, poursui-
vies jusque dans les greniers, expulsées enfin du diocèse
et frappées de toutes les foudres ecclésiastiques. Le direc-
teur, prêtre généreux et sage, qui les avait soutenues dans
une route qu'il croyait bonne, fut semonce d'importance,
et finit par en venir à signer telle rétractation que l'on,
 voulut, en tels termes que l'on exigea. Puis, elle fut bra-
vement insérée dans Y Ami de la religion, pour la plus
grande gloire de Dieu et pour l'édification des fidèles.
Mais toute médaille a son revers ; le recours à la papauté