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M. Gourju n'est pas seulement une bonne réponse, c'est en-
core la preuve d'un esprit philosophique et distingué. [Nous
avons remarqué, tout au début, un touchant hommage à la
mémoire d'un père que M. Gourju ne connut pas, mais doni
il reproduira les sages enseignements, avec plus de force et
d'habileté. Beaucoup de gens se rappellent encore que
M. Gourju occupa jadis la place remplie maintenant par
M. Bouillier, et le fils raconte qu'un jour1 sur une route cou-
verte de neige, et qu'il parcourait à pied, des élèves de son
père, l'entendant décliner son nom, l'embrassèrent avec affec-
tion. Heureux celui qui peut entourer d'une pareille louange
le nom qu'il porte !



   M. Noîhac, de l'Académie de Lyon, a mis au jour, assez
 récemment, trois petites brochures, dont nous devons dire
un mot •.
   La première est une Proposition faite à l'Académie , en
1838, d'intervenir auprès de qui elle jugera convenable, pour
qu'un marbre soit érigé, dans l'église de Saint-Paul, à la
mémoire du chanchelier Gerson, mort à Lyon, en 1420.
Ceci est une des plus touchantes pages de nos annales. Le
grand chancelier de l'Université, se réfugiant dans une hum-
ble paroisse, épelant, avec les petits enfants, les hautes véri-
tés de l'Évangile, et mourant d'une mort si chrétienne ,
après leur avoir fait répéter ces paroles : Mon Dieu, mon
créateur, ayez pitié de votre serviteur Jean Gerson ! voilà qui
est beau et sublime. Avant la révolution de 89, le caté-
chiste et l'ami des pauvres avait un tombeau dans l'église de
Saint-Laurent, qui joignait au Nord l'église actuelle de
Saint Paul ; ne faudrait-il pas que la mémoire de ces
hommes de bien se perpétuât parmi les générations futures^