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SuprĂȘme; je vous invite Ă les seconder et Ă leur fournir tout ce
qui sera nĂ©cessaire pour rendre cette fĂȘte.aussi frappante qu'elle
doit l'ĂȘtre > Le 2 juin suivant, le mĂȘme agent Ă©crit aux neuf
>
comités révolutionnaires : « Je vous remets enjoints deux exem-
plaires du plan de la fĂȘte de l'Etre SuprĂȘme qui se cĂ©lĂ©brera le
(décadi) 20 de ce mois (dimanche S juin)... Je recommande sur-
tout Ă votre vigilance que, dans la marche, un silence religieux
soit observé ; il faut que chaque citoyen , pénétré de la grandeur
de l'Etre SuprĂȘme, porte Ă la cĂ©lĂ©bration de la fĂȘte qui lui est
dédiée le recueillement d'une ame pure et reconnaissante... C'est
aux patriotes , Ă ceux-lĂ qui ont toujours eu dans le cĆur la vertu
et la probitĂ© Ă l'ordre du jour de s'empresser Ă rendre cette fĂȘte
digne de l'Eternel qui l'inspire et du peuple qui lui rend hom-
mage. Je vous enverrai le nom de l'oriflamme que vous devez
porter dans la fĂȘte. »
1809. 26. Mort de Louis Vitet, célÚbre médecin , ancien maire de Lyon , né en
cette ville en août 1736. (Archives du RhÎne, tom. Vf, page 307.)
â Son petit-fils, M. Louis Vitet, est auteur de plusieurs ouvrages
historiques dialogues, tels que les Barricades el les ntats de Mois ,
d'une histoire de la ville de Dieppe,
1656. » Mort de Jacques Moiron,baron de Saint-Trivier,lieutenant-général de
la sénéchaussée de Lyon, né le 21 octobre 1573, célÚbre par sa
bienfaisance et par le legs qu'il fit de la majeure partie de ses
biens aux pauvres de l'aumÎne générale de Lyon. Voyez le Compte-
rendu de l'Académie de Lyon, en 1818, par M. Cochard, page 26.
1832. 27. Mort de Jean-Charles Berna, riche manufacturier, né à Mayence en
1776, un des principaux fondateurs de la société d'instruction
élémentaire, établie à Lyon et autorisée par une ordonnance
rayale du 1S avril 1829.
1571. 28. Mandelot, gouverneur de Lyon, rend une ordonnance de police
contre les vagabonds, dans laquelle on remarque le passage sui-
vant :
« .... Et aussy d'autant que nous avons esté advertis que ez environs
de la dite ville courent plusieurs sorciers qui se mĂȘlent d'engraisser
les portes, et usent de certains moyens pour mettre la contagion ,
et que mesme aucuns d'iceux se sont ingérés entrer en ladite ville,
et de nuict engraisser certaines portes, au trĂšs-grand scandale et
ruine de la ville; â il est enjoinct aux penons quaterniers- et
dixeniers, chacun Ă l'endroit loy, de faire mettre sur chacun
quanlon de rue, une lanterne dans laquelle il y aura une chan-
delle allumée pour toute la nuit; et à l'endroit du quartier qu'ils