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                 L'ANCIENNE DOUANE DE LYON                     387
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mises à la nécessité d'acquitter les taxes de la Douane de
Lyon dans les lieux où elles se trouvaient. A cet effet, il
fut établi cent soixante-sept bureaux auxiliaires répartis
dans les provinces intéressées.
   Quant aux marchandises étrangères et à celles originaires
des provinces françaises mais destinées à l'exportation,
l'obligation de les faire passer par Lyon et d'y acquitter
pour elles les droits de douanes fut maintenu au grand
avantage de la cité qui se trouvait d'être ainsi un grand
centre d'entrepôt et de transit.
   En 1632, il parut que l'appréciation des marchandises
sur laquelle se prélevaient les droits de douane, était géné-
ralement inférieure à leur valeur vraie. 11 fut fait un nouveau
tarif qui souleva de grosses contestations et devint même
la cause d'une émeute populaire à Lyon.
   Les plaintes soulevées par le tarif de 1632 et par d'an-
ciens usages pratiqués à la douane de Lyon, étaient de
diverses sortes. Les unes nées de l'augmentation des taxes,
notamment d'un droit de 20 écus imposé, malgré l'oppo-
sition du Consulat, sur chaque balle de soie entrant dans
la ville (17); les autres relatives aux modes de perception.
Pour un grand nombre d'articles, les droits étaient fixés par
balle, caisse et autres termes semblables, qui n'indiquant
aucune contenance certaine, donnaient lieu à des incidents
entre les marchands et les commis de la Douane, qui se
terminaient toujours au gré de ces derniers.
   La diversité des poids et mesures, dans les différents
pays, soulevaient aussi des contestations dans l'application


  (17) Deux lettres des 15 novembre et 14 décembre 1632 des consuls
de Marseille, aux prévôts des marchands et échevins de Lyon. Arch.
munie. A. A. 73.