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172 LESDIGUIÈRES « sur un petit chaffaut, préparé pour elle et pour ses « dames. » A partir de cette époque, Lesdiguières habita constam- ment son château de Vizille, dans le Dauphiné. Après avoir traversé les Alpes, l'hiver précédent, à l'âge de 80 ans, il expira à Valence le 21 août 1626. Ce fut évidemment le plus grand homme de guerre de cette époque, il eut la gloire de conserver le Dauphiné, la Provence, à la couronne de France. Ses armes, qui étaient bien des armes parlantes, représentaient un lion d'or au chef cousu d'azur, chargé de trois roses d'argent. Sa devise était : Nihil, nisi à Numine. Son tombeau fut élevé au château des Diguières (9), mais il fut transporté en 1798 à Gap, où j'ai pu l'admirer. La postérité de Lesdiguières ne lui survécut pas long- temps. Les deux filles de Marie Vignon : i° Charlotte, épouse du marquis de Montbrun ; 1° Françoise, que Charles de Créqui (veuf en première noce de sa sœur consanguine-Magdeleine) avait épousée, moururent sans enfants. Magdeleine, safilleaînée, laissa deux fils, Jean-François, duc de Lesdiguières, et François de Créqui, comte de Canaples, qui moururent en 1703 et en 1711, et ne laissè- rent pas d'enfants. Marie Vignon n'abandonna pas cependant notre pays. Nous voyons encore, dans les archives ducales de Dijon (liasse 71), une reprise de fief de la seigneurie du Tiret, au mandement de Saint-Germain-d'Ambérieux, du 2 décembre 1649, par Marie de Treffort, reîicte de messire François de (9) Rivoire de la Bastie. Armoriai du Dauphiné, p. 92.1