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» . SEIGNEUR DE P O N T - D ' A I N 167 « rence. Vous, soyez le bienvenu, lui dit le Roy, vous « êtes de tous mes serviteurs, celui que j'avais envie le « plus de voir. « Là -dessus il lui recommanda de monter à cheval, et « après quelques courses, revenant à lui, et mettant pied à « terre, le prend par la main, passe dans le jardin d'Enay, « où il le tient plus d'une grande heure, et lui témoigne « particulièrement la satisfaction qu'il avait de ses « services. » On retrouve bien là le caractère du Béarnais. Cependant Henri IV critiquait au besoin Lesdiguières. Le maréchal fit construire à cette époque le magnifique château de Vizille, à l'aide de corvées, exigées des paysans, qu'il avait convoqués, au moyen de cet appel irrésistible : Viendrez ou brûlerez ! Il avait un arsenal pour équiper 10,000 hommes, deux compagnies de gardes, six gentilshommes des premières familles de la province, affectés au service spécial de sa personne. Aussi Henri IV disait-il de lui en riant : Voilà M. de Lesdiguières qui veut se faire Dauphin. C'est vers 1610 que Lesdiguières acheta le château de Pont-d'Ain, ainsi que les terres de Treffort et de Pont- d'Ain, qui formaient le marquisat de Treffort. Ces bien» avaient été sub-hastès au 'profit des créanciers du fameux Joachim de Rye, marquis de Treffort, l'adversaire de Les- diguières dans toutes les guerres du temps. Nous en trouvons la preuve dans un dénombrement « du 2 juillet « 1611 (3), du marquisat de Treffort: par messire François (3) Extrait de l'inventaire de la Chambre des Comptes de Dijon (B. 10,710). Cote 18, p. 56.