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Il8                   MARGUERITE D'AUTRICHE

    « Monseigneur Dieu vous a fet ceste grâce de vous avoir
«   donné de biaux enfants ; parquoy pouvez mieux sentir
«   que vault amour de père, et le regret dudit Seigneur Roy,
«   Parquoy je vous supplie, comme toujours je vous escript
«   de vouloir entretenir l'amitié dudit Seigneur Roy, veu
«   qu'elle vous est si propice, selon le tans, et en ce sa
«   requête si honneste et raisonnable, vouloir pouvoir en la
«   manière que dessus.
       « Votre très-humble tante,
                                         « MARGUERITE. »


  Ce que je n'ai trouvé encore nulle part, c'est la lettre sui-
vante du maréchal de Montmorency ( n ) adressée par lui à
Marguerite, le jour même de la délivrance de ces enfants, ce
qui prouve bien le tendre intérêt qu'elle leur portait.

 " « De Saint-Jean-de-Luz, Ier juillet 1530,

    « Madame, je vous advertis que moennant l'ayde de
«   Dieu et la bonne main que de votre part vous y avez
«   toujours tenue, l'eschange et délivrance de la Royne et
«   de Messieurs les dauphins et duc d'Orléans a été faict en
«   telle sorte que vous puis asseurer les avoir présentement
«   en mes mains. »
                                          « MONTMORENCY. »


   Si ce trait nous a entraîné un peu trop loin peut-être de
l'histoire de Pont-d'Ain, en voici une autre qui se rapporte
plus particulièrement à Pont-d'Ain lui-même et qui donne


    (11} Archives générales de Belgique, Leglay, tora. 2, page 741.