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                    M. DÉSIRÉ GIRARDON                    185
larmes, songeait aux efforts et aux soucis d'autrefois et se
disait qu'une telle journée suffisait à payer toutes les
peines.

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    Quand M. Girardon se résigna à abandonner la direction de
l'École Centrale, il se consacra tout entier à la Société d'En-
seignement professionnel, qui avait été fondée quatre ans
auparavant, qu'il avait organisée et auprès de laquelle il
remplissait les fonctions de Directeur de l'enseignement.
    On peut dire que la fondation de cette Société répondait
aux plus intimes préoccupations de M. Girardon, à celles
qui, dès le début de sa carrière, l'avaient poussé à créer
isolément, et de sa propre initiative, un cours d'ensei-
gnement technique en faveur des adultes. La Société
d'enseignement professionnel avait pour but d'organiser
des cours du soir, professés dans un esprit essentiellement
pratiquent destinés à fournir aux employés et aux ouvriers
les connaissances spéciales nécessaires à l'exercice intel-
ligent de leur profession.
  • La Société avait été fondée par un groupe d'hommes,
dont quelques-uns figuraient déjà parmi les fondateurs de
l'École Centrale : c'était MM. Arlès-Dufour, Brosset, de la
Saussaye, Henri Germain, Félix Mangini et plusieurs autres
parmi les plus considérés de Lyon.
    Mais ces fondateurs ne furent pas et ne pouvaient pas être
 les organisateurs véritables de la Société. Pour mener à
bien cette tâche spéciale, il fallait un homme compétent, il
fallait encore et surtout que cet homme compétent pût se
consacrer corps et âme à la tâche, entrât dans les détails,
se fît l'apôtre de l'idée première, conquît des dévouements