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i86 M. DÉSIRÉ GIRARDON auxiliaires, recrutât le personnel, combinât les cours et mît enfin au monde ce qui avait été seulement conçu par le groupe des fondateurs. Cet homme fut M. Girardon. Il était tout prêt pour cette mission. Il y avait été préparé par son expérience de vingt ans. Ily avait été encore préparé tout récemment et d'une façon toute particulière par les circonstances. Le Gouvernement avait ouvert en 1862 une enquête solennelle sur les besoins et l'organisation de l'en- seignement technique en France. M. Girardon avait été appelé à déposer devant la Commission. Il avait présenté un rapport complet et qui touchait, entre autres objets, à l'enseignement des adultes et à la diffusion de l'instruction parmi les ouvriers. Aussi, lorsqu'il fut choisi à Lyon pour organiser la Société d'Enseignement professionnel du Rhône, n'eut-il qu'à donner un corps aux idées qu'il venait de développer devant la Commission d'enquête. Il est impossible d'exposer ici, même sommairement, l'organisation de cette Société, œuvre si importante, qui fait tant d'honneur à ceux qui en ont eu l'idée et à celui qui l'a mise sur pied. Mais du moins faut-il indiquer ce qui revient plus particulièrement à M. Girardon : C'est du même coup signaler ce qui la distingue des œuvres analogues, et mettre en lumière les causes profondes de son prodigieux succès. Le trait dominant de la Société d'Enseignement profes- sionnel du Rhône, c'est la fusion absolue de tous les éléments qui la composent, et particulièrement la collabo- ration des élèves mêmes au bon fonctionnement de l'œuvre. La pierre d'achoppement de toutes les institutions de cet ordre, c'est le défaut d'assiduité [des élèves. Comment y remédier? — En les associant et les intéressant au succès.